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Bradycardie

 

Bronchodysplasie

 

Dysplasie broncho-pulmonaire du nouveau-né prématuré

 

Ictère

 

Oreillette Cathéter

 

Prématuré

 

Proclive

 

Reflux gastro-oesophagien du nourrisson

 

Régurgitation

 

Septicémie

 

Toxémie gravidique

 

Vagal

 

Lexique réalisé grâce au site

http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie

 

Avertissement

BEBE PLUME et Vulgaris déclinent toute responsabilité quant à une utilisation de ce lexique autre que purement informatif.


Bradycardie

·                     Anglais : bradycardia.

·                     Terme issu du Grec : brakhus : court, et kardia : cœur.

·                     Terme(s) connexe(s) : Coeur (ralentissement du), Brachycardie

Introduction

Ralentissement du rythme des battements cardiaques. On parle de bradycardie quand le nombre des contractions cardiaques est inférieur à 60 par minute. Son origine n'est pas seulement pathologique (due à une maladie) mais également physiologique (normale). La bradycardie pose quelquefois un problème de diagnostic différentiel, tout particulièrement dans certaines affections telles que le syndrome de bradycardie-tachycardie quelquefois confondu avec une syncope (perte de connaissance), une lipothymie (malaise de courte durée) ou un accident vasculaire cérébral (attaque transitoire).

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Son origine n'est pas seulement pathologique (due à une maladie) mais également physiologique (normale). La bradycardie pose quelquefois un problème de diagnostic différentiel, tout particulièrement dans certaines affections telles que le syndrome de bradycardie-tachycardie quelquefois confondu avec une syncope (perte de connaissance), une lipothymie (malaise de courte durée) ou un accident vasculaire cérébral (attaque transitoire).


Bronchodysplasie

·                     Anglais : bronchopulmonary dysplasia.

·                     Terme issu du Grec : bronkhos : bronche, dus : difficulté, plassein : façonner.

·                     Terme(s) connexe(s) : Dysplasie broncho-pulmonaire

·                      

Introduction

La dysplasie est une anomalie de développement d'un organe s'accompagnant de problèmes de fonctionnement et d'altération de celui-ci. La dysplasie broncho-pulmonaire est une maladie chronique touchant l'appareil pulmonaire, la plus fréquente étant celle de la petite enfance.

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La dysplasie broncho-pulmonaire correspond à une anomalie de développement de l'ensemble des tissus composant les poumons. La bronchodysplasie, au sens strict du terme, est le résultat de l'évolution de la dysplasie broncho-pulmonaire.

retour au haut de la pagePhysiopathologie

On assiste à une nécrose (destruction) des bronches, mais au fur et à mesure que l'enfant grandit , les lésions ont tendance à s'estomper, sauf dans environ 15 à 20 % des cas pour lesquels l'évolution n'est pas bonne. Néanmoins, on ne connaît pas avec exactitude l'évolution à long terme, essentiellement après vingt ans.

retour au haut de la pageCauses

Cette pathologie atteint essentiellement les nouveau-nés présentant la maladie des membranes hyalines. Elle survient également chez les prématurés (50 % des prématurés de moins de 28 semaines d'âge gestationnel et 2 % de ceux de plus de 34 semaines) ayant subi un traitement à base d'oxygène sous une pression importante et intense. La dysplasie broncho-pulmonaire se rencontre également chez tout individu ayant eu une ventilation mécanique (appareil respiratoire extérieur).

retour au haut de la pageSymptômes

Difficultés respiratoires (troubles du mécanique respiratoire). Les échanges gazeux au niveau alvéolaire ne sont pas suffisants pour éviter une assistance ventilatoire.

retour au haut de la pageEvolution

Le problème majeur est bien entendu la récupération de la fonction des tissus qui composent l'appareil respiratoire et spécifiquement des alvéoles où les échanges gazeux s'effectuent. Les lésions constatées à ce niveau régressent chez environ 60 % de ces enfants qui finissent par obtenir une guérison en gardant une petite perturbation associée à du rachitisme. Parfois, l'évolution s'émaille d'infections broncho-pulmonaires et otorhinolaryngologiques ou d'insuffisance respiratoire avec défaillance de fonctionnement de la partie droite du cœur. Le plus souvent, les enfants atteints de dysplasie broncho-pulmonaire présentent des troubles gastro-intestinaux (régurgitations, vomissements, reflux gastro-oesophagien, fausses routes), des perturbations du comportement alimentaire ou des problèmes de succion. Certains ont également un retard de taille, de poids et psychomoteur. Plus tardivement, on dénote chez certains patients des perturbations de l'appareil pulmonaire qui persistent. Ces perturbations sont généralement en rapport direct avec la quantité et le temps pendant lequel ont été utilisées l'oxygénothérapie et la ventilation artificielle. De façon générale, ces anomalies sont peu importantes.


Dysplasie broncho-pulmonaire du nouveau-né prématuré

·                     Anglais : bronchopulmonary dysplasia.

·                      

Introduction

Affection du nouveau-né prématuré se caractérisant par une anormalité de développement des tissus composant les bronches et les poumons après traitement pour détresse respiratoire, par une ventilation à pression positive (insufflation d'oxygène dans les poumons), intermittente et par utilisation soutenue de l'oxygène (oxygénothérapie).

retour au haut de la pageHistorique

Pathologie étudiée par Northway, Rosan et Porter en 1967.

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On constate la survenue rapide d'une nécrose (destruction) des bronches, associée à une métaplasie des cellules recouvrant l'intérieur des organes creux, s'accompagnant d'un oedème (collection de liquide), d'un emphysème, d'une atélectasie et d'une fibrose interstitielle. La métaplasie est un processus survenant dans un organisme, à l'origine de la transformation de certains tissus (ensemble de cellules) aboutissant à la formation d'autres éléments différents des premiers et constituant des cellules et des tissus dont les caractères et les structures sont distincts. L'emphysème pulmonaire se caractérise par une destruction des alvéoles et des structures périalvéolaires (autour de l'alvéole) pulmonaires. Cette modification de la structure des poumons entraîne une distension des alvéoles elles-mêmes et la destruction de leur paroi ainsi que des tissus voisins. L'atélectasiée est le terme désignant l'affaissement des alvéoles de tout ou partie d'un des deux poumons. L'autre caractéristique de l'atélectasie est l'absence de ventilation, alors que la circulation sanguine, de la partie du poumon concernée par l'atélectasie, continue à fonctionner normalement. La fibrose interstitielle pulmonaire est la perte d'élasticité des tissus situés entre les alvéoles.

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Cette pathologie régresse chez environ 60 % des enfants présentant une dysplasie broncho-pulmonaire. Après la guérison on constate néanmoins une légère perturbation des épreuves permettant de connaître les capacités respiratoires d'un individu (épreuves fonctionnelles respiratoires). Certains patients présentent d'autre part un rachitisme. D'autres enfants font des infections bronchopulmonaires (des bronches et des poumons) s'accompagnant d'une insuffisance respiratoire aiguë et parfois même d'une incapacité de la partie droite du cœur ( défaillance cardiaque droite).


Oreillette Cathéter

·                     Anglais : catheter,catheterization.

·                     Terme issu du Grec : kathiénaï : longer.

·                     Terme(s) connexe(s) : Cathétérisme

·                      

Introduction

Le cathéter est un tube souple, de longueur variable et mince pouvant être introduit dans un conduit, un vaisseau (artère, veine) ou un organe creux (canal), permettant leur exploration, l'injection d'un liquide ou la vidange une cavité.

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Actuellement les cathéters sont constitués essentiellement de silicone et ils sont radio-opaques c'est-à-dire opaques aux rayons X.

retour au haut de la pageClassification

Il existe différentes variétés de cathétérisme (liste non exhaustive) :

·  Veineux ou cathéter à chambre

·  Artériel. Cette variété de cathétérisme permet d'exécuter des prélèvements de sang artériel

·  Avec ballonnets ou cathéter de radiologie interventionnelle. Il s'agit d'une utilisation du cathéter non pas pour poser un diagnostic mais pour effectuer un geste thérapeutique ou diagnostique. Il peut s'agir d'une valvuloplastie (reconstruction d'une valvule cardiaque) d'une angioplastie coronaire (chirurgie des coronaires) ou d'un traitement du trouble du rythme par fulguration ou radio fréquence, on parle de technique ablative.

·  Sus-hépatique. Il s'agit d'un examen qui consiste à poser un petit tube dans une veine sus-hépatique permettant ainsi de mesurer la pression et le débit du sang. Quelquefois cette méthode permet de réaliser un prélèvement de tissu hépatique. Il s'opère sous anesthésie locale après laquelle le cathéter est introduit dans la veine jugulaire du cou. Il est guidé sous le contrôle radiologique jusque dans la veine cave supérieure, l'oreillette droite, la veine cave inférieure et pour terminer la veine sus-hépatique.

·  Urétral. Il consiste à mettre en place une sonde introduite dans le canal de l'urètre jusqu'à la vessie. Ce geste est souvent remplacé par le cathétérisme sus-pubien (juste au-dessus du pubis) transpariétal (à travers la paroi abdominale).

·  Cardiaque. Il s'agit d'une méthode d'exploration utilisant les cathéters cheminant à l'intérieur d'une voix artérielle ou d'une voie veineuse après une ponction à travers la peau (percutanée). Ce type de cathétérisme permet d'une part de mesurer les constantes hémodynamiques (pression, résistance, débit du sang) et d'autre part de réaliser des radiographies après opacification (injection de produit opaque) à l'intérieur des cavités cardiaques gauches, des artères pulmonaires et des artères coronaires. Un type de cathéter, appelé cathéter à demeure, permet la surveillance des gaz artériels c'est-à-dire de la concentration ou de la pression du gaz carbonique ou de l'oxygène à l'intérieur du sang. Cathétérisme cardiaque comprend le cathétérisme droit et le cathétérisme gauche qui consiste à introduire à l'intérieur d'une veine, généralement la veine du pli du coude, la veine sous clavière ainsi que la veine fémorale, une sonde qui arrive jusque dans l'oreillette droite, dans le ventricule droit puis dans l'artère pulmonaire. Cette sonde qui est radio-opaque X c'est-à-dire visible à la radiographie permet de surveiller le cheminement radioscopique. D'autre part elle contient un anticoagulant ce qui permet d'éviter la formation de caillot sanguin (thrombus) à l'intérieur de l'artère. Le cathétérisme gauche se fait grâce à l'introduction, par voie artérielle c'est-à-dire en utilisant l'artère fémorale, d'une sonde qui est traverse l'orifice de l'aorte et pénètre dans le ventricule gauche. L'intérêt du cathétérisme cardiaque est :

·  De connaître les variations de débit et de pression à l'intérieur des vaisseaux et des différentes cavités du coeur.

·  De se faire une idée du fonctionnement d'une valve cardiaque (évaluation de la fonction valvulaire)

·  De pouvoir prélever un échantillon de sang dans n'importe quelle cavité du coeur et de connaître les quantités de gaz du sang à ses niveaux (concentration gazeuse)

·  D'injecter un produit de contraste de façon à mettre en évidence les vaisseaux. Un des exemples plus connus est la coronarographie qui permet de visualiser les artères coronaires du coeur (vaisseaux du muscle cardiaque). Le produit de contraste injecté peut également être un produit radioactif permettant ainsi d'effectuer une scintigraphie au thallium 201

·  De procéder à un agrandissement (dilatation d'un rétrécissement) du diamètre des artères coronaires grâce à l'utilisation d'une sonde ballonnets que l'on gonfle. Ce geste s'effectue après angioplastie coronaire percutanée.

·  Le cathétérisme cardiaque permet également de procéder à un prélèvement de tissu cardiaque (endocavitaire), de fermer une communication entre deux oreillettes, d'intervenir chirurgicalement sur une persistance d'un canal artériel, de pratiquer une valvuloplastie (intervention destinée à modifier chirurgicalement une valve cardiaque).

retour au haut de la pageTechnique

Le cathéter est utilisé pour effectuer un diagnostic. Celui-ci est soit radiographique c'est-à-dire donnant la possibilité d'injecter un produit de contraste soit il permet de prélever un échantillon de sang. Les cathéters sont également utilisés pour mesurer la pression à l'intérieur des vaisseaux et d'autres cavités telles que le coeur etc. La pose du cathéter se fait sous anesthésie locale et quelquefois générale. Il nécessite une hospitalisation courte.

retour au haut de la pageExamens Complémentaires

Le cathétérisme artériel permet de surveiller de manière continue la pression artérielle lorsque différents facteurs régulant la circulation du sang dans l'organisme (hémodynamisme) n'est pas stable. Ceci survient essentiellement au cours des interventions chirurgicales portant sur les vaisseaux et le coeur. Au cours de certaines affections comme l'infarctus du myocarde par exemple, s'accompagnant de complications (choc : impossibilité pour les organes d'assurer leurs fonctions minimales, vitales) le cathétérisme artériel permet également la surveillance de manière continue du patient.

retour au haut de la pageEvolution

Le nombre d'incidents gravissimes entraînant le décès du patient survenant au cours du cathétérisme cardiaque est très bas. Il est estimé à 0,1 % du nombre total des personnes cathétérisés.

retour au haut de la pageComplications

Le cathétérisme de l'artère radiale est susceptible d'entraîner une destruction des tissus (nécrose) de type ischémique (par insuffisance de vascularisation). Ces tissus sont ceux de l'avant-bras et de la main. Les complications inhérentes au cathétérisme cardiaque peuvent être (liste non exhaustive) : Les accidents cérébrovasculaires


Septicémie

·                     Anglais : septicaemia.

·                     Terme issu du Grec : sêptikos, de sêpein : corrompre, et haïma : sang.

Introduction

Infection grave de l'organisme se caractérisant par la présence dans le sang de germes pathogènes (susceptibles de provoquer une maladie).

retour au haut de la pageClassification

La septicémie veineuse est une septicémie se caractérisant par une infection atteignant uniquement le système veineux. La septicémie veineuse aiguë primitive est mortelle. La septicémie veineuse subaiguë (appelée également maladie de thrombose veineuse récidivante) dont on ne connaît pas la nature avec précision, n'est pas infectieuse et son évolution se fait par poussées successives (parfois plusieurs années). La septicémie veineuse récidivante présente une évolution généralement favorable, et est parfois en relation avec une hernie diaphragmatique ou un cancer viscéral latent (comme celui du pancréas entre autres). La hernie diaphragmatique, appelée également diaphragmatocèle, correspond au passage des viscères abdominaux à travers un orifice du diaphragme.

retour au haut de la pagePhysiopathologie

La septicémie (à ne pas confondre avec la bactériémie qui correspond à un passage éphémère de bactéries dans le sang), se caractérise par des décharges importantes et répétées dans le sang de germes pathogènes provenant d'un foyer infectieux (zone où se trouve une concentration importante de bactéries pathogènes). Les foyers infectieux sont constitués le plus souvent par :

·  Les germes pyogènes (à l'origine du pus) : le staphylocoque et le streptocoque qui vont migrer par l'intermédiaire des veines.

·  Une infection dentaire non traitée

·  Le foyer urinaire (pose de cathétérisme, sonde à demeure). Les germes responsables sont : colibacille, pyocyanique

·  Le foyer utérin (à partir de l'utérus) suite à un avortement et un curetage : colibacille klebsiella

·  Le foyer pulmonaire (trachéotomie ) : pyocyanique, klebsiella, colibacille, proteus

·  Le foyer cardiaque (valves artificielles, perfusion intraveineuse, stimulateur) : pyocyanique, klebsiella

retour au haut de la pageSymptômes

Fièvre élevée qui correspond à la présence des bactéries en grand nombre dans le sang Chute de la tension artérielle Teint grisâtre Extrémités froides Tachycardie (accélération du rythme cardiaque) Signes traduisant un trouble de la coagulation sanguine (purpura : petites hémorragies apparaissant au niveau de la peau sous forme de taches violacées) Frissons Asthénie (fatigue importante) Malaises Splénomégalie (augmentation de volume de la rate) Difficultés à respirer

retour au haut de la pageLabo

Le diagnostic est confirmé par le laboratoire grâce auquel une hémoculture (mise en culture d'un échantillon de sang) et la détermination d'un antibiotique efficace (par antibiogramme) est faite au moment de la présence du microbe dans le sang (pendant les pics de température).

retour au haut de la pageComplications

La septicémie est susceptible de créer des foyers secondaires qui vont se multiplier de façon plus ou moins apparente.

retour au haut de la pageTraitement

Il recherche la porte d'entrée des bactéries pathogènes, puis leur élimination par l'utilisation d'antibiotiques ou par la chirurgie si nécessaire. La septicémie exige un traitement rapide qui ne doit pas attendre les résultats de l'hémoculture et de l'antibiogramme. Ce traitement doit être suivi pendant 15 jours. Le traitement du choc septique (se traduisant par la chute de la tension artérielle, les frissons, les extrémités froides, la tachycardie) nécessite une hospitalisation en milieu de réanimation où seront placés, entre autres, des perfusions intraveineuses (goutte à goutte) qui permettront l'administration d'antibiotiques directement dans le sang, de l'oxygène, des produits comme la dopamine (nécessaire au bon fonctionnement du système circulatoire), etc…


Prématuré

·                     Anglais : prematurity

·                     Terme issu du : latin praematurus : qui arrive avant le temps

Terme issu du latin praematurus : qui arrive avant le temps Enfant né avant le terme de la grossesse, c'est-à-dire à partir du sixième mois de gestation. (enfant dont la naissance est survenue entre la 22e et la 37e semaines d'aménorrhée - absence de règles - d'après l'OMS). Le poids des prématurés est généralement inférieur à 2200 grammes. La mortalité en France se situe aux environs de 5 %. La législation française exige depuis 1993 de déclarer tout enfant vivant et viable à partir de 22 semaines d'aménorrhée ou pesant moins de 500 grammes. On distingue actuellement deux groupes de prématurés :
- Ceux né à plus de 32 semaines d'aménorrhée, que l'on qualifie de prématurés moyens et dont le pronostic vital est généralement bon.

- Ceux nés à moins de 32 semaines d'aménorrhée, appelés également grands prématurés, et pour lesquels la mortalité est relativement élevée. Le taux de grands prématurés a augmenté en France ces dernières années : ceci est dû aux progrès de l'obstétrique et de la néonatologie, et à la pratique de l'interruption précoce des grossesses afin de sauver les fœtus. Causes
- Accouchement prématuré pouvant être dû soit à une décision médicale, soit à un incident de la grossesse

- Malformations de l'utérus

- Infections (urinaires, grippe, listériose, du col de l'utérus et du vagin, etc.)

- Grossesses multiples

- Conditions socio-économiques défavorables

- Travail et trajet pénibles pour la maman

- Rupture prématurée des membranes (poche des eaux contenant le liquide amniotique)

- Pré-éclampsie (association d'une hypertension artérielle, d'une prise de poids excessive et de la présence de protéines dans les urines)

- Retard de croissance intra-utérin

- Anomalies du placenta

- Hématome rétroplacentaire (décollement du placenta)

- Pathologie maternelle (cancer, traumatisme, maladie cardiaque ou respiratoire, etc.)

- Incompatibilité Rhésus entre la mère et le père Le nouveau-né prématuré présente une taille et un poids inférieurs à la normale, mais il est généralement bien proportionné. Grâce à l'électroencéphalogramme, il est possible de déterminer avec précision à une semaine près, l'âge gestationnel (nombre de semaine de grossesse) d'un nouveau-né. L'interprétation de cet examen reste néanmoins du domaine des spécialistes en néonatologie et en neurophysiologie pédiatrique. Cet examen autorise également le suivi de la maturation du cerveau du prématuré après sa naissance. Le prématuré présente les caractéristiques suivantes :
- Peau très fine, rouge et recouverte d'un duvet appelé le lanugo

- Le cartilage des oreilles est mou

- Les membres sont fragiles et paraissent grêles

- L'abdomen saille en avant

- La respiration est rapide ainsi que le pouls

- La cage thoracique est étroite

- La peau présente une coloration violet-bleu, due à la cyanose (diminution de l'apport en oxygène au niveau de ces tissus)

- Hypoglycémie (quantité de sucre dans le sang plus basse que la normale)

- Hypocalcémie (taux de calcium inférieur à la normale)

- Il présente un ictère (jaunisse)

- Ses défenses immunitaires sont abaissées à cause de l'immaturité de son système immunitaire

- Ses muqueuses (couche de cellules recouvrant les organes creux en contact avec l'air) sont fragiles

- Il présente des difficultés digestives et a du mal à absorber la nourriture

- Il avale et suce moins bien qu'un bébé né à terme

- Ses poumons ne sont pas complètement opérationnels. En effet, il existe un risque de maladie des membranes hyalines, affection qui se caractérise par une difficulté des poumons à se déplisser lors de l'inspiration (quand l'air entre dans les poumons).

- Son cœur et ses vaisseaux ne sont pas totalement fonctionnels. Ils sont également fragiles, ce qui augmente le risque d'hémorragie au niveau des méninges et du cerveau, qui présente quelques difficultés à fonctionner normalement Risques inhérents à la prématurité
Certains risques et certaines pathologies sont plus importants que pour un bébé né à terme :
- Les infections au niveau des poumons, des méninges, des articulations

- Les risques de fausse route alimentaire

- Les risques de reflux gastro-oesophagien (retour des aliments contenus dans l'estomac vers l'œsophage et la bouche)

- Il existe un risque de déshydratation (perte de liquide)

- En ce qui concerne le cœur, la persistance du canal artériel (faisant communiquer l'artère pulmonaire et l'aorte, comme avant la naissance), peut entraîner un risque de mauvais fonctionnement cardiaque à type de décompensation.

- Il existe un risque d'hémorragie se situant à l'intérieur des ventricules cérébraux (cavités situées dans le cerveau et contenant le liquide céphalorachidien) pouvant s'accompagner d'une hydrocéphalie (augmentation du volume de liquide céphalorachidien).

- Le risque d'apnée (arrêt de la respiration) est aggravé par le stress mais également par la baisse de la température, par le risque d'infection et par la baisse de la quantité d'oxygène absorbée par le bébé. Soins
La prise en charge des complications susceptibles de survenir à la naissance commence par une surveillance obstétricale adaptée et, au besoin, un traitement.
Si l'on suspecte un accouchement très prématuré, il est nécessaire de transférer la maman avant l'accouchement (transfert in utero) vers un centre de type 3 possédant de structure de soins néonatals intensifs associée à une structure obstétricale.
L'administration de corticoïdes permet une accélération de la maturation des poumons du fœtus et permet ainsi aux systèmes cardiaque et pulmonaire de s'adapter à la naissance.
En cas de doute sur une éventuelle suspicion infectieuse de la mère, il est envisagé de la mettre sous antibiotiques.
Préparation de la salle où l'accouchement à l'aide de matériel de réanimation respiratoire avec possibilité d'aspirations pour désobstruer les voies aériennes, utilisation d'oxygène par le biais d'un masque adapté à l'enfant (masque néonatal), matériel pour intuber.
L'incubateur doit être prêt : il permettra un réchauffement de l'enfant immédiatement
. La présence d'un pédiatre est exigée, il pourra effectuer les gestes utiles (réanimation et mise sous antibiotiques). La prise en charge du prématuré doit se faire selon " le degré de prématurité ".
1) Les soins au prématuré moyen, qui n'est pas en danger, seront faits dans un service de pédiatrie néonatale après la 34e ou 35e semaine aménorrhée. Dans ce cas, le bébé est maintenu en incubateur, dans une asepsie (absence de microbes) totale. Une alimentation est rapidement commencée : elle se fera par gavage de l'estomac soit de façon discontinue toutes les trois heures, soit de façon continue si l'enfant présente un très petit poids ou s'il est hypoglycémique (son taux de sucre dans le sang est bas).
Il est mis en place une supplémentation vitaminique en acide folique. La contre-indication à l'alimentation est un très petit poids ou un âge inférieur à 33 semaines d'aménorrhée ou si le bébé a été réanimé à la naissance, ou s'il présente des anomalies pulmonaires. En cas de suspicion d'infection, on lui donnera des antibiotiques.
En présence d'apnée, on administre du citrate de caféine
En dehors de ce qui précède, l'enfant est mis sous surveillance, plus particulièrement les paramètres suivants :
- respiration

- tension artérielle

- température

- transit digestif (par surveillance des selles entre autres)

- glycémie (taux de sucre dans le sang)

- calcémie (taux de calcium dans le sang)

- quantité de globules rouges et de globules blancs (les anémies étant fréquentes)

- dosage de la bilirubine (pigment contenu dans la bile, susceptible de se déposer dans les tissus pour donner une jaunisse) nécessitant parfois la mise sous photothérapie (utilisation de lumière).
Psychologiquement, les parents ont l'impression de ne pas participer aux soins donnés par l'équipe thérapeutique, et se sentent en quelque sorte spoliés. Il est donc indispensable de préserver les relations parents-enfant. 2) Les grands prématurés sont adressées en unité de soins intensifs spécialisés, car la réanimation est particulièrement lourde et s'accompagne parfois de complications. Dans ces services spécialisés, la surveillance se fait par l'intermédiaire d'examens paracliniques comportant un électroencéphalogramme et une échographie du crâne, centrée sur les fontanelles (transfontanellaire).
Les complications les plus fréquentes et les plus redoutées touchent essentiellement l'appareil neurologique, il s'agit de :
- 5 à 10 % de risque de survenue de leuconalacie périventriculaire se caractérisant par des destructions de la substance blanche située autour des ventricules cérébraux (cavités contenant le liquide céphalorachidien à l'intérieur du cerveau). Il y a, dans ce cas, des séquelles neurologiques.

- Hémorragies intraventriculaires (10 à 20 %). Dans ce cas, le pronostic varie en fonction de l'hémorragie, si elle est accompagnée ou pas d'une hydrocéphalie (augmentation de volume du crâne due à une quantité anormale de liquide céphalorachidien). Quand l'hémorragie intraventriculaire est isolée et qu'il n'existe pas d'autres lésions, le pronostic est bon. Pronostic
Il est dépendant de la cause de prématurité, et surtout de l'âge gestationnel à la naissance. C'est ainsi que, au-dessus de 32 semaines d'aménorrhée, la mortalité est faible (inférieure à 5 %) et les séquelles sont rares. Quand elle survient, elle est due aux infections et à la souffrance du fœtus.
Au-dessous de 32 semaines d'aménorrhée, la mortalité dépasse 10 %, et 50 % avant 27 semaines d'aménorrhée. Les séquelles neurologiques sont une infirmité motrice, des troubles visuels et auditifs, un déficit intellectuel (aux environs de 20 % avant 30 semaines aménorrhée).
En dessous de 25 semaines d'aménorrhée, la survie reste exceptionnelle.
A la sortie, il est nécessaire de surveiller l'enfant en ce qui concerne :
Les risques respiratoires se caractérisant par une augmentation de fréquence des bronchites et des infections otorhinolaryngologiques.
Il faut surveiller notamment sa croissance et son développement psychomoteur. Il faut préparer son intégration dans la famille


Ictère

·                     Terme(s) connexe(s) : Jaunisse

·                      

Introduction

Familièrement appelé "jaunisse", l’ictère est la coloration jaune de la peau, des muqueuses (couche de cellules de protection recouvrant les organes creux en contact avec l’extérieur) et du blanc de l’œil (sclérotique).

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L'ictère est dû à l’excès de bilirubine dans le sang. La bilirubine est un pigment (substance fabriquée par l’organisme colorant les tissus) jaune rougeâtre, issu de la destruction des globules rouges.

On distingue 2 types de bilirubine :

·                     La bilirubine libre produite par la destruction des globules rouges. Elle se lie dans le foie avec l’albumine et se transforme en ...

·                     bilirubine conjuguée, qui sera éliminée par les urines.


On distingue donc 2 types d’ictère :

·                     L’ictère dû à une maladie du sang : la destruction trop importante des globules rouges (hématies) entraîne un excès de bilirubine libre. Dans ce cas, les urines sont claires.

·                     L’ictère dû à une maladie du foie (hépatite virale, cirrhose, parasitose, infection, ...) entraîne un excès de bilirubine conjuguée. Dans ce cas, les urines sont foncées.

retour au haut de la pageTraitement

Le traitement est celui de la cause.

 


 

Toxémie gravidique

Affection survenant généralement en fin de grossesse. Elle se caractérise par des convulsions accompagnées d’une hypertension artérielle, et survient le plus souvent chez les femmes enceintes ayant pris beaucoup de poids. Dans les années 30, un obstétricien de renommée, le Dr Dieckman, de Chicago, avait remarqué cette corrélation entre le poids et l’apparition de cette maladie. Grâce à lui, les femmes sont actuellement surveillées, et le contrôle de la tension artérielle, des œdèmes, de l’albumine dans les urines, est devenu une habitude. D’autre part, on conseille une alimentation plus rationnelle, et en particulier le fait de manger de la viande plusieurs fois par semaine, car l’apport de protéines est nécessaire pour diminuer la menace d’éclampsie. La maladie commence le plus souvent au troisième trimestre de la grossesse chez une femme qui n’a jamais eu d'enfant (primipare). Elle se manifeste par :

·                     Un excès de protéines dans les urines (albuminurie)

·                     De l’hypertension artérielle (la tension artérielle d’une femme enceinte ne doit pas dépasser treize pour le maxima et neuf pour le minima)

·                     Des œdèmes.

Progressivement, ces signes s’accentuent et s’accompagnent de :

·                     Vertiges

·                     Maux de tête

·                     Acouphènes (bourdonnements d’oreille)

·                     Douleurs de l’estomac

·                     Eclairs visuels.

Si tous ces symptômes ne sont pas signalés au médecin, puis soignés, il survient alors une crise d’épilepsie avec une perte de conscience et une raideur des membres accompagnées de convulsions. Il est important que la femme détecte ces signes, fasse contrôler régulièrement sa tension artérielle et recherche la présence de protéines dans ses urines, avec des bandelettes spéciales. Dans la grande majorité des cas, la patiente ne garde pas de séquelles, et il n’y a aucune récidive pendant les autres grossesses. Cependant, dans 5 à 10 pour cent des cas, il existe un risque de complication cérébrale, cardiaque ou rénale. Il est donc important de poursuivre la surveillance.


Reflux gastro-oesophagien du nourrisson

Introduction

Régurgitations relativement fréquentes du contenu de l'estomac vers l'œsophage chez le nourrisson qui n'a pas terminé la maturation de son tube digestif. Ces régurgitations à type de vomissements sont habituellement abondantes et doivent être distinguées des éructations (rot) normales chez un nourrisson. Les examens complémentaires ne doivent être effectués que si les médicaments et les conseils hygiènodiététiques (épaississement) ne corrigent pas cette affection.

retour au haut de la pageCauses

En raison d'un fonctionnement incorrect de la zone située entre l'estomac et l'oesophage, le contenu liquide de l'estomac remonte à contresens dans l'oesophage. Ceci est due à une maturation insuffisante du sphincter (un sphincter est un muscle circulaire permettant la fermeture d'un orifice) entre l'œsophage et l'estomac.
L'absence de maturation des mécanismes de vidange de l'estomac joue également un rôle important dans la survenue d'un reflux gastro-oesophagien.

retour au haut de la pageSymptômes

·                     Rejets gras

·                     Vomissements généralement abondants survenant à la fin de du repas et parfois déclenchés par de simples mouvements.

·                     Le bébé se refuse à prendre le biberon, il pleure, se tortille durant les repas.

·                     Affection otorhinolaryngologiques à répétition à type de sinusite, rhinopharyngite, otite, laryngite.

retour au haut de la pageExamens Complémentaires

Quand les traitements sont insuffisants et surtout en cas de complications, il est nécessaire d'effectuer des examens complémentaires dans un service de pédiatrie à l'hôpital :
Fibroscopie (visualisation directe de l'œsophage par un appareil muni d'une fibre souple avec un système optique) : cet examen n'est demandé qu'en cas d'échec du traitement médical et en cas de reflux sévère associé à des douleurs.
Mesure de l'acidité gastrique (pHmétrie) : elle n'est envisagée que lorsque le reflux n'apparaît pas de façon évidente et qu'il est associé à une atteinte otorhinolaryngologique ou respiratoire.

retour au haut de la pageEvolution

Le reflux gastro-oesophagien évolue le plus souvent vers la guérison, surtout quand l'enfant commence à marcher.

retour au haut de la pageComplications

·                     Les reflux gastro-oesophagiens du nourrisson sont susceptibles d'évoluer vers une oesophagite (inflammation de l'œsophage) pouvant entraîner une agression par les liquides acides.

·                     En dehors du retour des aliments de l'estomac vers l'oesophage, le reflux gastro-oesophagien peut entraîner des fausses routes alimentaires dans les voies respiratoires. Pour certains, ceci serait une  origine de la mort subite du nourrisson.

·                     Ces régurgitations s'accompagnent quelquefois de sang entraînant à la longue d'une anémie.

·                     L'apparition de troubles des voies respiratoires s'accompagnant d'une toux spasmodique (essentiellement la nuit) caractérise le début de bronchite et d'infections pulmonaires à répétition.

·                     Survenue de malaise graves du nourrisson

·                     Arrêt de la respiration

·                     Cyanose (coloration bleu-gris des tissus due à une diminution de l'oxygénation de ceux-ci)

·                     Perte de tonus musculaire

La survenue de tels symptômes nécessite une consultation hospitalière en pédiatrie.

retour au haut de la pageDiagnostic differentiel

Il ne faut pas confondre cette pathologie avec :

·                     les régurgitations qui sont relativement fréquentes chez les nourrissons.

·                     certaines anomalies anatomiques à l'origine de régurgitations ou de vomissements à répétition.

retour au haut de la pageTraitement

·                     Position inclinée à 30 degrés environ par rapport à l'horizontale pour la prise des biberons.

·                     Alimentation épaissie (par adjonction de poudre épaississante mélangée au lait)

·                     Fractionnement des repas.

·                     Utilisation de médicaments destinés à augmenter la pression du sphincter gastro-oesophagien.

retour au haut de la pagePrévention

·                     Éviter les vêtements qui serrent le ventre

·                     Éviter les atmosphères tabagiques


Régurgitation

·                     Anglais : regurgitation.

·                     Terme issu du Latin : re : en arrière et gurges, itis : gouffre

Introduction

Remontée involontaire des aliments, de l'estomac ou de l'œsophage dans la bouche, sans nausées, sans effort de vomissements. Cet acte, souvent comparé à la rumination, est fréquent chez les jeunes enfants.
Chez le nourrisson, les régurgitations de lait s'accompagnent d'un rot et sont le plus souvent bénignes.

retour au haut de la pageGénéralités

Les régurgitations du contenu de l'estomac vers l'œsophage chez le nourrisson sont relativement fréquentes surtout si l'enfant est vorace. Elles ne doivent pas inquiéter si l'enfant a bon appétit et grossit normalement.
Elles diminent généralement progressivement et disparaissent lors de la diversifiaction alimentaire.

retour au haut de la pageComplications

Lorsqu'elles sont trop fréquentes et abondantes, les régurgitation doivent faire évoquer un reflux gastro-oesophagien pour lequel une consultation médicale est indispensable (surtout si les régurgitations semblent douloureuses).

retour au haut de la pageTraitement

Souvent, un épaississement des biberons permet de diminuer les régurgitations.


 

Proclive

·                     Terme issu du Latin : pro, avant et clivis, pente.

·                      

Introduction

De façon générale ce terme désigne tout ce qui est dirigé ou projeté en avant.


retour au haut de la pageGénéralités

Un individu en position proclive est sur le ventre, la tête plus haute que les pieds.

retour au haut de la pageExamen Physique

La position proclive est obtenue en mettant une personne allongée sur une table inclinable, les membres inférieurs étant plus bas que la tête. Cette position permet de déplacer les liquides physiologiques ou d'autres liquides de l'organisme comme le pus entre autres, dans la cavité abdominale. Au cours de certains actes chirurgicaux il est nécessaire de positionner le patient en position proclive pour effectuer convenablement l'intervention.


 

Vagal

·                     Anglais : vagal.

·                     Terme(s) connexe(s) : Syncope vagale

·                      

Introduction

De façon générale, ce terme se rapporte au pneumogastrique ou nerf vague.

retour au haut de la pagePhysiologie

Le nerf pneumogastrique, appelé également Xème, contrôle les mouvements du voile du palais, du cœur et des vaisseaux, du larynx, des poumons et du tube digestif.Les fibres nerveuses (filets nerveux) constituant les nerfs rachidiens proprement dits prennent naissance dans des petits îlots de substance grise disséminés dans la substance blanche de l'encéphale. Ce nerf permet la transmission des sensations et des ordres aboutissant aux muscles à l'origine des mouvements du pharynx, de l'estomac, du larynx, du cœur, du foie et des intestins.

retour au haut de la pagePhysiopathologie

Le malaise vagal (ou syncope vagale) correspond à une brève perte de connaissance qui est provoquée par une suractivité (activité trop importante) des nerfs pneumogastriques.

La syncope vagale correspond à une perte de connaissance qui survient brutalement, de façon brève et complète. Ce phénomène est le résultat de la privation soudaine d'oxygène au niveau du cerveau.
Après quelques secondes le malade finit par reprendre connaissance quelquefois aidé par des personnes qui lui prodiguent une stimulation externe.
Le plus souvent le patient qui a fait une syncope vagale ne se souvient de rien ou bien seulement de quelques symptômes survenus immédiatement avant la syncope.
Au cas où la syncope se prolonge le patient est susceptible de faire une crise de convulsions généralisées.
La syncope doit être différenciée de la lipothymie qui est un malaise bénin s'accompagnant de vertiges alors que le coeur et les poumons continuent à fonctionner normalement.
La syncope vagale, appelée également vasovagale, est la cause la plus fréquente de survenue de syncope.
Normalement le système vagal (système nerveux parasympathique) possède la capacité de ralentir le rythme cardiaque. De son côté le système nerveux sympathique accélère le rythme cardiaque. En cas de rupture d'équilibre entre les deux systèmes, avec hypertonie vagale, une syncope est susceptible de survenir. Celle-ci se voit plus fréquemment chez un individu jeune présentant une certaine anxiété ou à la suite d'émotions intenses quelquefois de douleurs violentes.
Les syncopes vagales sont particulièrement spectaculaires mais ne présentent pas de danger pour le patient ni ne nécessitent pas de traitement spécifique.

retour au haut de la pageSymptômes

L'amphotonie est un excès de tonicité portant sur les deux systèmes : le nerf sympathique et le nerf vague. L'hypoamphotonie, au contraire, correspond à une hypotonie (diminution du tonus normal) de ces deux systèmes. La sympathicotonie se caractérise par une tonicité accrue au niveau des organes innervés par le système sympathique. La vagotonie correspond à un excès de tonicité des organes innervés par le nerf vague ou pneumogastrique.