BEBE PLUME et Vulgaris déclinent toute responsabilité
quant à une utilisation de ce lexique autre que purement informatif.
·
Anglais : bradycardia.
·
Terme issu du Grec : brakhus : court, et kardia : cœur.
·
Terme(s) connexe(s) : Coeur (ralentissement du), Brachycardie
Ralentissement du rythme des battements cardiaques. On parle
de bradycardie quand le nombre des contractions cardiaques est inférieur à 60
par minute. Son origine n'est pas seulement pathologique (due à une maladie)
mais également physiologique (normale). La bradycardie pose quelquefois un
problème de diagnostic différentiel, tout particulièrement dans certaines
affections telles que le syndrome de bradycardie-tachycardie quelquefois
confondu avec une syncope (perte de connaissance), une lipothymie (malaise de
courte durée) ou un accident vasculaire cérébral (attaque transitoire).
Son
origine n'est pas seulement pathologique (due à une maladie) mais également
physiologique (normale). La bradycardie pose quelquefois un problème de
diagnostic différentiel, tout particulièrement dans certaines affections telles
que le syndrome de bradycardie-tachycardie quelquefois confondu avec une
syncope (perte de connaissance), une lipothymie (malaise de courte durée) ou un
accident vasculaire cérébral (attaque transitoire).
·
Anglais : bronchopulmonary dysplasia.
·
Terme issu du Grec : bronkhos : bronche, dus : difficulté,
plassein : façonner.
·
Terme(s) connexe(s) : Dysplasie broncho-pulmonaire
·
La dysplasie est une anomalie de développement d'un organe
s'accompagnant de problèmes de fonctionnement et d'altération de celui-ci. La
dysplasie broncho-pulmonaire est une maladie chronique touchant l'appareil
pulmonaire, la plus fréquente étant celle de la petite enfance.
La
dysplasie broncho-pulmonaire correspond à une anomalie de développement de
l'ensemble des tissus composant les poumons. La bronchodysplasie, au sens
strict du terme, est le résultat de l'évolution de la dysplasie broncho-pulmonaire.
On
assiste à une nécrose (destruction) des bronches, mais au fur et à mesure que
l'enfant grandit , les lésions ont tendance à s'estomper, sauf dans environ 15
à 20 % des cas pour lesquels l'évolution n'est pas bonne. Néanmoins, on ne
connaît pas avec exactitude l'évolution à long terme, essentiellement après
vingt ans.
Cette
pathologie atteint essentiellement les nouveau-nés présentant la maladie des
membranes hyalines. Elle survient également chez les prématurés (50 % des
prématurés de moins de 28 semaines d'âge gestationnel et 2 % de ceux de plus de
34 semaines) ayant subi un traitement à base d'oxygène sous une pression
importante et intense. La dysplasie broncho-pulmonaire se rencontre également
chez tout individu ayant eu une ventilation mécanique (appareil respiratoire
extérieur).
Difficultés
respiratoires (troubles du mécanique respiratoire). Les échanges gazeux au
niveau alvéolaire ne sont pas suffisants pour éviter une assistance
ventilatoire.
Le
problème majeur est bien entendu la récupération de la fonction des tissus qui
composent l'appareil respiratoire et spécifiquement des alvéoles où les
échanges gazeux s'effectuent. Les lésions constatées à ce niveau régressent
chez environ 60 % de ces enfants qui finissent par obtenir une guérison en
gardant une petite perturbation associée à du rachitisme. Parfois, l'évolution
s'émaille d'infections broncho-pulmonaires et otorhinolaryngologiques ou
d'insuffisance respiratoire avec défaillance de fonctionnement de la partie
droite du cœur. Le plus souvent, les enfants atteints de dysplasie broncho-pulmonaire
présentent des troubles gastro-intestinaux (régurgitations, vomissements,
reflux gastro-oesophagien, fausses routes), des perturbations du comportement
alimentaire ou des problèmes de succion. Certains ont également un retard de
taille, de poids et psychomoteur. Plus tardivement, on dénote chez certains
patients des perturbations de l'appareil pulmonaire qui persistent. Ces
perturbations sont généralement en rapport direct avec la quantité et le temps
pendant lequel ont été utilisées l'oxygénothérapie et la ventilation
artificielle. De façon générale, ces anomalies sont peu importantes.
·
Anglais : bronchopulmonary dysplasia.
·
Affection du nouveau-né prématuré se caractérisant par une
anormalité de développement des tissus composant les bronches et les poumons
après traitement pour détresse respiratoire, par une ventilation à pression
positive (insufflation d'oxygène dans les poumons), intermittente et par
utilisation soutenue de l'oxygène (oxygénothérapie).
Pathologie
étudiée par Northway, Rosan et Porter en 1967.
On
constate la survenue rapide d'une nécrose (destruction) des bronches, associée
à une métaplasie des cellules recouvrant l'intérieur des organes creux,
s'accompagnant d'un oedème (collection de liquide), d'un emphysème, d'une
atélectasie et d'une fibrose interstitielle. La métaplasie est un processus
survenant dans un organisme, à l'origine de la transformation de certains
tissus (ensemble de cellules) aboutissant à la formation d'autres éléments
différents des premiers et constituant des cellules et des tissus dont les
caractères et les structures sont distincts. L'emphysème pulmonaire se
caractérise par une destruction des alvéoles et des structures périalvéolaires
(autour de l'alvéole) pulmonaires. Cette modification de la structure des
poumons entraîne une distension des alvéoles elles-mêmes et la destruction de
leur paroi ainsi que des tissus voisins. L'atélectasiée est le terme désignant
l'affaissement des alvéoles de tout ou partie d'un des deux poumons. L'autre
caractéristique de l'atélectasie est l'absence de ventilation, alors que la
circulation sanguine, de la partie du poumon concernée par l'atélectasie,
continue à fonctionner normalement. La fibrose interstitielle pulmonaire est la
perte d'élasticité des tissus situés entre les alvéoles.
Cette
pathologie régresse chez environ 60 % des enfants présentant une dysplasie
broncho-pulmonaire. Après la guérison on constate néanmoins une légère
perturbation des épreuves permettant de connaître les capacités respiratoires
d'un individu (épreuves fonctionnelles respiratoires). Certains patients
présentent d'autre part un rachitisme. D'autres enfants font des infections
bronchopulmonaires (des bronches et des poumons) s'accompagnant d'une
insuffisance respiratoire aiguë et parfois même d'une incapacité de la partie
droite du cœur ( défaillance cardiaque droite).
·
Anglais : catheter,catheterization.
·
Terme issu du Grec : kathiénaï : longer.
·
Terme(s) connexe(s) : Cathétérisme
·
Le cathéter est un tube souple, de longueur variable et
mince pouvant être introduit dans un conduit, un vaisseau (artère, veine) ou un
organe creux (canal), permettant leur exploration, l'injection d'un liquide ou
la vidange une cavité.
Actuellement
les cathéters sont constitués essentiellement de silicone et ils sont
radio-opaques c'est-à-dire opaques aux rayons X.
Il
existe différentes variétés de cathétérisme (liste non exhaustive) :
· Veineux ou cathéter
à chambre
· Artériel. Cette
variété de cathétérisme permet d'exécuter des prélèvements de sang artériel
· Avec ballonnets ou
cathéter de radiologie interventionnelle. Il s'agit d'une utilisation du
cathéter non pas pour poser un diagnostic mais pour effectuer un geste
thérapeutique ou diagnostique. Il peut s'agir d'une valvuloplastie
(reconstruction d'une valvule cardiaque) d'une angioplastie coronaire
(chirurgie des coronaires) ou d'un traitement du trouble du rythme par
fulguration ou radio fréquence, on parle de technique ablative.
· Sus-hépatique. Il
s'agit d'un examen qui consiste à poser un petit tube dans une veine
sus-hépatique permettant ainsi de mesurer la pression et le débit du sang.
Quelquefois cette méthode permet de réaliser un prélèvement de tissu hépatique.
Il s'opère sous anesthésie locale après laquelle le cathéter est introduit dans
la veine jugulaire du cou. Il est guidé sous le contrôle radiologique jusque
dans la veine cave supérieure, l'oreillette droite, la veine cave inférieure et
pour terminer la veine sus-hépatique.
· Urétral. Il
consiste à mettre en place une sonde introduite dans le canal de l'urètre
jusqu'à la vessie. Ce geste est souvent remplacé par le cathétérisme sus-pubien
(juste au-dessus du pubis) transpariétal (à travers la paroi abdominale).
· Cardiaque. Il
s'agit d'une méthode d'exploration utilisant les cathéters cheminant à
l'intérieur d'une voix artérielle ou d'une voie veineuse après une ponction à
travers la peau (percutanée). Ce type de cathétérisme permet d'une part de
mesurer les constantes hémodynamiques (pression, résistance, débit du sang) et
d'autre part de réaliser des radiographies après opacification (injection de
produit opaque) à l'intérieur des cavités cardiaques gauches, des artères
pulmonaires et des artères coronaires. Un type de cathéter, appelé cathéter à
demeure, permet la surveillance des gaz artériels c'est-à-dire de la
concentration ou de la pression du gaz carbonique ou de l'oxygène à l'intérieur
du sang. Cathétérisme cardiaque comprend le cathétérisme droit et le
cathétérisme gauche qui consiste à introduire à l'intérieur d'une veine,
généralement la veine du pli du coude, la veine sous clavière ainsi que la
veine fémorale, une sonde qui arrive jusque dans l'oreillette droite, dans le
ventricule droit puis dans l'artère pulmonaire. Cette sonde qui est
radio-opaque X c'est-à-dire visible à la radiographie permet de surveiller le
cheminement radioscopique. D'autre part elle contient un anticoagulant ce qui
permet d'éviter la formation de caillot sanguin (thrombus) à l'intérieur de
l'artère. Le cathétérisme gauche se fait grâce à l'introduction, par voie
artérielle c'est-à-dire en utilisant l'artère fémorale, d'une sonde qui est
traverse l'orifice de l'aorte et pénètre dans le ventricule gauche. L'intérêt
du cathétérisme cardiaque est :
· De connaître les
variations de débit et de pression à l'intérieur des vaisseaux et des
différentes cavités du coeur.
· De se faire une
idée du fonctionnement d'une valve cardiaque (évaluation de la fonction
valvulaire)
· De pouvoir prélever
un échantillon de sang dans n'importe quelle cavité du coeur et de connaître
les quantités de gaz du sang à ses niveaux (concentration gazeuse)
· D'injecter un
produit de contraste de façon à mettre en évidence les vaisseaux. Un des
exemples plus connus est la coronarographie qui permet de visualiser les
artères coronaires du coeur (vaisseaux du muscle cardiaque). Le produit de
contraste injecté peut également être un produit radioactif permettant ainsi
d'effectuer une scintigraphie au thallium 201
· De procéder à un
agrandissement (dilatation d'un rétrécissement) du diamètre des artères
coronaires grâce à l'utilisation d'une sonde ballonnets que l'on gonfle. Ce
geste s'effectue après angioplastie coronaire percutanée.
· Le cathétérisme
cardiaque permet également de procéder à un prélèvement de tissu cardiaque
(endocavitaire), de fermer une communication entre deux oreillettes,
d'intervenir chirurgicalement sur une persistance d'un canal artériel, de
pratiquer une valvuloplastie (intervention destinée à modifier chirurgicalement
une valve cardiaque).
Le
cathéter est utilisé pour effectuer un diagnostic. Celui-ci est soit
radiographique c'est-à-dire donnant la possibilité d'injecter un produit de
contraste soit il permet de prélever un échantillon de sang. Les cathéters sont
également utilisés pour mesurer la pression à l'intérieur des vaisseaux et
d'autres cavités telles que le coeur etc. La pose du cathéter se fait sous
anesthésie locale et quelquefois générale. Il nécessite une hospitalisation
courte.
Le
cathétérisme artériel permet de surveiller de manière continue la pression
artérielle lorsque différents facteurs régulant la circulation du sang dans
l'organisme (hémodynamisme) n'est pas stable. Ceci survient essentiellement au
cours des interventions chirurgicales portant sur les vaisseaux et le coeur. Au
cours de certaines affections comme l'infarctus du myocarde par exemple,
s'accompagnant de complications (choc : impossibilité pour les organes
d'assurer leurs fonctions minimales, vitales) le cathétérisme artériel permet
également la surveillance de manière continue du patient.
Le
nombre d'incidents gravissimes entraînant le décès du patient survenant au
cours du cathétérisme cardiaque est très bas. Il est estimé à 0,1 % du nombre
total des personnes cathétérisés.
Le
cathétérisme de l'artère radiale est susceptible d'entraîner une destruction
des tissus (nécrose) de type ischémique (par insuffisance de vascularisation).
Ces tissus sont ceux de l'avant-bras et de la main. Les complications
inhérentes au cathétérisme cardiaque peuvent être (liste non exhaustive) : Les
accidents cérébrovasculaires
·
Anglais : septicaemia.
·
Terme issu du Grec : sêptikos, de sêpein : corrompre, et
haïma : sang.
Infection grave de l'organisme se caractérisant par la
présence dans le sang de germes pathogènes (susceptibles de provoquer une
maladie).
La
septicémie veineuse est une septicémie se caractérisant par une infection
atteignant uniquement le système veineux. La septicémie veineuse aiguë
primitive est mortelle. La septicémie veineuse subaiguë (appelée également
maladie de thrombose veineuse récidivante) dont on ne connaît pas la nature
avec précision, n'est pas infectieuse et son évolution se fait par poussées
successives (parfois plusieurs années). La septicémie veineuse récidivante
présente une évolution généralement favorable, et est parfois en relation avec
une hernie diaphragmatique ou un cancer viscéral latent (comme celui du
pancréas entre autres). La hernie diaphragmatique, appelée également
diaphragmatocèle, correspond au passage des viscères abdominaux à travers un
orifice du diaphragme.
La
septicémie (à ne pas confondre avec la bactériémie qui correspond à un passage
éphémère de bactéries dans le sang), se caractérise par des décharges
importantes et répétées dans le sang de germes pathogènes provenant d'un foyer
infectieux (zone où se trouve une concentration importante de bactéries
pathogènes). Les foyers infectieux sont constitués le plus souvent par :
· Les germes pyogènes
(à l'origine du pus) : le staphylocoque et le streptocoque qui vont migrer par
l'intermédiaire des veines.
· Une infection
dentaire non traitée
· Le foyer urinaire
(pose de cathétérisme, sonde à demeure). Les germes responsables sont :
colibacille, pyocyanique
· Le foyer utérin (à
partir de l'utérus) suite à un avortement et un curetage : colibacille
klebsiella
· Le foyer pulmonaire
(trachéotomie ) : pyocyanique, klebsiella, colibacille, proteus
· Le foyer cardiaque
(valves artificielles, perfusion intraveineuse, stimulateur) : pyocyanique,
klebsiella
Fièvre
élevée qui correspond à la présence des bactéries en grand nombre dans le sang
Chute de la tension artérielle Teint grisâtre Extrémités froides Tachycardie
(accélération du rythme cardiaque) Signes traduisant un trouble de la
coagulation sanguine (purpura : petites hémorragies apparaissant au niveau de
la peau sous forme de taches violacées) Frissons Asthénie (fatigue importante)
Malaises Splénomégalie (augmentation de volume de la rate) Difficultés à
respirer
Le
diagnostic est confirmé par le laboratoire grâce auquel une hémoculture (mise
en culture d'un échantillon de sang) et la détermination d'un antibiotique
efficace (par antibiogramme) est faite au moment de la présence du microbe dans
le sang (pendant les pics de température).
La
septicémie est susceptible de créer des foyers secondaires qui vont se
multiplier de façon plus ou moins apparente.
Il
recherche la porte d'entrée des bactéries pathogènes, puis leur élimination par
l'utilisation d'antibiotiques ou par la chirurgie si nécessaire. La septicémie
exige un traitement rapide qui ne doit pas attendre les résultats de
l'hémoculture et de l'antibiogramme. Ce traitement doit être suivi pendant 15
jours. Le traitement du choc septique (se traduisant par la chute de la tension
artérielle, les frissons, les extrémités froides, la tachycardie) nécessite une
hospitalisation en milieu de réanimation où seront placés, entre autres, des
perfusions intraveineuses (goutte à goutte) qui permettront l'administration
d'antibiotiques directement dans le sang, de l'oxygène, des produits comme la
dopamine (nécessaire au bon fonctionnement du système circulatoire), etc…
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Anglais : prematurity
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Terme issu du : latin praematurus : qui arrive avant le temps
Terme
issu du latin praematurus : qui arrive avant le temps Enfant né avant le
terme de la grossesse, c'est-à-dire à partir du sixième mois de gestation.
(enfant dont la naissance est survenue entre la 22e et la 37e semaines
d'aménorrhée - absence de règles - d'après l'OMS). Le poids des prématurés
est généralement inférieur à 2200 grammes. La mortalité en France se situe aux
environs de 5 %. La législation française exige depuis 1993 de déclarer tout
enfant vivant et viable à partir de 22 semaines d'aménorrhée ou pesant moins de
500 grammes. On distingue actuellement deux groupes de prématurés :
- Ceux né à plus de 32 semaines d'aménorrhée, que l'on qualifie de prématurés
moyens et dont le pronostic vital est généralement bon.
- Ceux nés à moins de 32 semaines d'aménorrhée, appelés également grands
prématurés, et pour lesquels la mortalité est relativement élevée. Le taux de
grands prématurés a augmenté en France ces dernières années : ceci est dû aux
progrès de l'obstétrique et de la néonatologie, et à la pratique de
l'interruption précoce des grossesses afin de sauver les fœtus. Causes
- Accouchement prématuré pouvant être dû soit à une décision médicale, soit à
un incident de la grossesse
- Malformations de l'utérus
- Infections (urinaires, grippe, listériose, du col de l'utérus et du vagin,
etc.)
- Grossesses multiples
- Conditions socio-économiques défavorables
- Travail et trajet pénibles pour la maman
- Rupture prématurée des membranes (poche des eaux contenant le liquide
amniotique)
- Pré-éclampsie (association d'une hypertension artérielle, d'une prise de
poids excessive et de la présence de protéines dans les urines)
- Retard de croissance intra-utérin
- Anomalies du placenta
- Hématome rétroplacentaire (décollement du placenta)
- Pathologie maternelle (cancer, traumatisme, maladie cardiaque ou
respiratoire, etc.)
- Incompatibilité Rhésus entre la mère et le père Le nouveau-né prématuré
présente une taille et un poids inférieurs à la normale, mais il est
généralement bien proportionné. Grâce à l'électroencéphalogramme, il est
possible de déterminer avec précision à une semaine près, l'âge gestationnel
(nombre de semaine de grossesse) d'un nouveau-né. L'interprétation de cet
examen reste néanmoins du domaine des spécialistes en néonatologie et en
neurophysiologie pédiatrique. Cet examen autorise également le suivi de la
maturation du cerveau du prématuré après sa naissance. Le prématuré présente
les caractéristiques suivantes :
- Peau très fine, rouge et recouverte d'un duvet appelé le lanugo
- Le cartilage des oreilles est mou
- Les membres sont fragiles et paraissent grêles
- L'abdomen saille en avant
- La respiration est rapide ainsi que le pouls
- La cage thoracique est étroite
- La peau présente une coloration violet-bleu, due à la cyanose (diminution de
l'apport en oxygène au niveau de ces tissus)
- Hypoglycémie (quantité de sucre dans le sang plus basse que la normale)
- Hypocalcémie (taux de calcium inférieur à la normale)
- Il présente un ictère (jaunisse)
- Ses défenses immunitaires sont abaissées à cause de l'immaturité de son
système immunitaire
- Ses muqueuses (couche de cellules recouvrant les organes creux en contact
avec l'air) sont fragiles
- Il présente des difficultés digestives et a du mal à absorber la nourriture
- Il avale et suce moins bien qu'un bébé né à terme
- Ses poumons ne sont pas complètement opérationnels. En effet, il existe un
risque de maladie des membranes hyalines, affection qui se caractérise par une
difficulté des poumons à se déplisser lors de l'inspiration (quand l'air entre
dans les poumons).
- Son cœur et ses vaisseaux ne sont pas totalement fonctionnels. Ils sont
également fragiles, ce qui augmente le risque d'hémorragie au niveau des
méninges et du cerveau, qui présente quelques difficultés à fonctionner
normalement Risques inhérents à la prématurité
Certains risques et certaines pathologies sont plus importants que pour un bébé
né à terme :
- Les infections au niveau des poumons, des méninges, des articulations
- Les risques de fausse route alimentaire
- Les risques de reflux gastro-oesophagien (retour des aliments contenus dans
l'estomac vers l'œsophage et la bouche)
- Il existe un risque de déshydratation (perte de liquide)
- En ce qui concerne le cœur, la persistance du canal artériel (faisant
communiquer l'artère pulmonaire et l'aorte, comme avant la naissance), peut
entraîner un risque de mauvais fonctionnement cardiaque à type de
décompensation.
- Il existe un risque d'hémorragie se situant à l'intérieur des ventricules
cérébraux (cavités situées dans le cerveau et contenant le liquide
céphalorachidien) pouvant s'accompagner d'une hydrocéphalie (augmentation du
volume de liquide céphalorachidien).
- Le risque d'apnée (arrêt de la respiration) est aggravé par le stress mais
également par la baisse de la température, par le risque d'infection et par la
baisse de la quantité d'oxygène absorbée par le bébé. Soins
La prise en charge des complications susceptibles de survenir à la naissance
commence par une surveillance obstétricale adaptée et, au besoin, un
traitement.
Si l'on suspecte un accouchement très prématuré, il est nécessaire de
transférer la maman avant l'accouchement (transfert in utero) vers un centre de
type 3 possédant de structure de soins néonatals intensifs associée à une
structure obstétricale.
L'administration de corticoïdes permet une accélération de la maturation des
poumons du fœtus et permet ainsi aux systèmes cardiaque et pulmonaire de
s'adapter à la naissance.
En cas de doute sur une éventuelle suspicion infectieuse de la mère, il est
envisagé de la mettre sous antibiotiques.
Préparation de la salle où l'accouchement à l'aide de matériel de réanimation respiratoire
avec possibilité d'aspirations pour désobstruer les voies aériennes,
utilisation d'oxygène par le biais d'un masque adapté à l'enfant (masque
néonatal), matériel pour intuber.
L'incubateur doit être prêt : il permettra un réchauffement de l'enfant
immédiatement
. La présence d'un pédiatre est exigée, il pourra effectuer les gestes utiles
(réanimation et mise sous antibiotiques). La prise en charge du prématuré
doit se faire selon " le degré de prématurité ".
1) Les soins au prématuré moyen, qui n'est pas en danger, seront faits
dans un service de pédiatrie néonatale après la 34e ou 35e semaine aménorrhée.
Dans ce cas, le bébé est maintenu en incubateur, dans une asepsie (absence de
microbes) totale. Une alimentation est rapidement commencée : elle se fera par
gavage de l'estomac soit de façon discontinue toutes les trois heures, soit de
façon continue si l'enfant présente un très petit poids ou s'il est
hypoglycémique (son taux de sucre dans le sang est bas).
Il est mis en place une supplémentation vitaminique en acide folique. La
contre-indication à l'alimentation est un très petit poids ou un âge inférieur
à 33 semaines d'aménorrhée ou si le bébé a été réanimé à la naissance, ou s'il
présente des anomalies pulmonaires. En cas de suspicion d'infection, on lui
donnera des antibiotiques.
En présence d'apnée, on administre du citrate de caféine
En dehors de ce qui précède, l'enfant est mis sous surveillance, plus
particulièrement les paramètres suivants :
- respiration
- tension artérielle
- température
- transit digestif (par surveillance des selles entre autres)
- glycémie (taux de sucre dans le sang)
- calcémie (taux de calcium dans le sang)
- quantité de globules rouges et de globules blancs (les anémies étant
fréquentes)
- dosage de la bilirubine (pigment contenu dans la bile, susceptible de se
déposer dans les tissus pour donner une jaunisse) nécessitant parfois la mise
sous photothérapie (utilisation de lumière).
Psychologiquement, les parents ont l'impression de ne pas participer aux soins
donnés par l'équipe thérapeutique, et se sentent en quelque sorte spoliés. Il
est donc indispensable de préserver les relations parents-enfant. 2) Les
grands prématurés sont adressées en unité de soins intensifs spécialisés,
car la réanimation est particulièrement lourde et s'accompagne parfois de
complications. Dans ces services spécialisés, la surveillance se fait par
l'intermédiaire d'examens paracliniques comportant un électroencéphalogramme et
une échographie du crâne, centrée sur les fontanelles (transfontanellaire).
Les complications les plus fréquentes et les plus redoutées touchent
essentiellement l'appareil neurologique, il s'agit de :
- 5 à 10 % de risque de survenue de leuconalacie périventriculaire se
caractérisant par des destructions de la substance blanche située autour des
ventricules cérébraux (cavités contenant le liquide céphalorachidien à
l'intérieur du cerveau). Il y a, dans ce cas, des séquelles neurologiques.
- Hémorragies intraventriculaires (10 à 20 %). Dans ce cas, le pronostic varie
en fonction de l'hémorragie, si elle est accompagnée ou pas d'une hydrocéphalie
(augmentation de volume du crâne due à une quantité anormale de liquide
céphalorachidien). Quand l'hémorragie intraventriculaire est isolée et qu'il
n'existe pas d'autres lésions, le pronostic est bon. Pronostic
Il est dépendant de la cause de prématurité, et surtout de l'âge gestationnel à
la naissance. C'est ainsi que, au-dessus de 32 semaines d'aménorrhée, la
mortalité est faible (inférieure à 5 %) et les séquelles sont rares. Quand elle
survient, elle est due aux infections et à la souffrance du fœtus.
Au-dessous de 32 semaines d'aménorrhée, la mortalité dépasse 10 %, et 50 %
avant 27 semaines d'aménorrhée. Les séquelles neurologiques sont une infirmité
motrice, des troubles visuels et auditifs, un déficit intellectuel (aux
environs de 20 % avant 30 semaines aménorrhée).
En dessous de 25 semaines d'aménorrhée, la survie reste exceptionnelle.
A la sortie, il est nécessaire de surveiller l'enfant en ce qui concerne :
Les risques respiratoires se caractérisant par une augmentation de fréquence
des bronchites et des infections otorhinolaryngologiques.
Il faut surveiller notamment sa croissance et son développement psychomoteur.
Il faut préparer son intégration dans la famille
·
Terme(s) connexe(s) : Jaunisse
·
Familièrement appelé "jaunisse", l’ictère est la
coloration jaune de la peau, des muqueuses (couche de cellules de protection
recouvrant les organes creux en contact avec l’extérieur) et du blanc de l’œil
(sclérotique).
L'ictère est dû à l’excès de bilirubine
dans le sang. La bilirubine est un pigment (substance fabriquée par l’organisme
colorant les tissus) jaune rougeâtre, issu de la destruction des globules
rouges.
On distingue 2 types de bilirubine :
·
La
bilirubine libre produite par la destruction des globules rouges. Elle se lie
dans le foie avec l’albumine et se transforme en ...
·
bilirubine
conjuguée, qui sera éliminée par les urines.
On distingue donc 2 types d’ictère :
·
L’ictère dû
à une maladie du sang : la destruction trop importante des globules rouges
(hématies) entraîne un excès de bilirubine libre. Dans ce cas, les urines sont
claires.
·
L’ictère dû
à une maladie du foie (hépatite virale, cirrhose, parasitose, infection, ...)
entraîne un excès de bilirubine conjuguée. Dans ce cas, les urines sont
foncées.
Affection
survenant généralement en fin de grossesse. Elle se caractérise par des
convulsions accompagnées d’une hypertension artérielle, et survient le plus
souvent chez les femmes enceintes ayant pris beaucoup de poids. Dans les années
30, un obstétricien de renommée, le Dr Dieckman, de Chicago, avait remarqué
cette corrélation entre le poids et l’apparition de cette maladie. Grâce à lui,
les femmes sont actuellement surveillées, et le contrôle de la tension
artérielle, des œdèmes, de l’albumine dans les urines, est devenu une habitude.
D’autre part, on conseille une alimentation plus rationnelle, et en particulier
le fait de manger de la viande plusieurs fois par semaine, car l’apport de
protéines est nécessaire pour diminuer la menace d’éclampsie. La maladie
commence le plus souvent au troisième trimestre de la grossesse chez une femme
qui n’a jamais eu d'enfant (primipare). Elle se manifeste par :
·
Un excès de
protéines dans les urines (albuminurie)
·
De
l’hypertension artérielle (la tension artérielle d’une femme enceinte ne doit
pas dépasser treize pour le maxima et neuf pour le minima)
·
Des œdèmes.
Progressivement,
ces signes s’accentuent et s’accompagnent de :
·
Vertiges
·
Maux de
tête
·
Acouphènes
(bourdonnements d’oreille)
·
Douleurs de
l’estomac
·
Eclairs
visuels.
Si
tous ces symptômes ne sont pas signalés au médecin, puis soignés, il survient
alors une crise d’épilepsie avec une perte de conscience et une raideur des membres
accompagnées de convulsions. Il est important que la femme détecte ces signes,
fasse contrôler régulièrement sa tension artérielle et recherche la présence de
protéines dans ses urines, avec des bandelettes spéciales. Dans la grande
majorité des cas, la patiente ne garde pas de séquelles, et il n’y a aucune
récidive pendant les autres grossesses. Cependant, dans 5 à 10 pour cent des
cas, il existe un risque de complication cérébrale, cardiaque ou rénale. Il est
donc important de poursuivre la surveillance.
Régurgitations relativement fréquentes du contenu de
l'estomac vers l'œsophage chez le nourrisson qui n'a pas terminé la maturation
de son tube digestif. Ces régurgitations à type de vomissements sont
habituellement abondantes et doivent être distinguées des éructations (rot)
normales chez un nourrisson. Les examens complémentaires ne doivent être
effectués que si les médicaments et les conseils hygiènodiététiques
(épaississement) ne corrigent pas cette affection.
En
raison d'un fonctionnement incorrect de la zone située entre l'estomac et
l'oesophage, le contenu liquide de l'estomac remonte à contresens dans
l'oesophage. Ceci est due à une maturation insuffisante du sphincter (un
sphincter est un muscle circulaire permettant la fermeture d'un orifice) entre
l'œsophage et l'estomac.
L'absence de maturation des mécanismes de vidange de l'estomac joue également
un rôle important dans la survenue d'un reflux gastro-oesophagien.
·
Rejets gras
·
Vomissements
généralement abondants survenant à la fin de du repas et parfois déclenchés par
de simples mouvements.
·
Le bébé se
refuse à prendre le biberon, il pleure, se tortille durant les repas.
·
Affection
otorhinolaryngologiques à répétition à type de sinusite, rhinopharyngite,
otite, laryngite.
Quand
les traitements sont insuffisants et surtout en cas de complications, il est
nécessaire d'effectuer des examens complémentaires dans un service de pédiatrie
à l'hôpital :
Fibroscopie (visualisation directe de l'œsophage par un appareil muni d'une
fibre souple avec un système optique) : cet examen n'est demandé qu'en cas
d'échec du traitement médical et en cas de reflux sévère associé à des
douleurs.
Mesure de l'acidité gastrique (pHmétrie) : elle n'est envisagée que lorsque le
reflux n'apparaît pas de façon évidente et qu'il est associé à une atteinte
otorhinolaryngologique ou respiratoire.
Le
reflux gastro-oesophagien évolue le plus souvent vers la guérison, surtout quand
l'enfant commence à marcher.
·
Les reflux
gastro-oesophagiens du nourrisson sont susceptibles d'évoluer vers une
oesophagite (inflammation de l'œsophage) pouvant entraîner une agression par
les liquides acides.
·
En dehors
du retour des aliments de l'estomac vers l'oesophage, le reflux
gastro-oesophagien peut entraîner des fausses routes alimentaires dans les
voies respiratoires. Pour certains, ceci serait une origine de la mort
subite du nourrisson.
·
Ces
régurgitations s'accompagnent quelquefois de sang entraînant à la longue d'une
anémie.
·
L'apparition
de troubles des voies respiratoires s'accompagnant d'une toux spasmodique
(essentiellement la nuit) caractérise le début de bronchite et d'infections
pulmonaires à répétition.
·
Survenue de
malaise graves du nourrisson
·
Arrêt de la
respiration
·
Cyanose
(coloration bleu-gris des tissus due à une diminution de l'oxygénation de
ceux-ci)
·
Perte de
tonus musculaire
La
survenue de tels symptômes nécessite une consultation hospitalière en
pédiatrie.
Il
ne faut pas confondre cette pathologie avec :
·
les
régurgitations qui sont relativement fréquentes chez les nourrissons.
·
certaines
anomalies anatomiques à l'origine de régurgitations ou de vomissements à
répétition.
·
Position
inclinée à 30 degrés environ par rapport à l'horizontale pour la prise des
biberons.
·
Alimentation
épaissie (par adjonction de poudre épaississante mélangée au lait)
·
Fractionnement
des repas.
·
Utilisation
de médicaments destinés à augmenter la pression du sphincter
gastro-oesophagien.
·
Éviter les
vêtements qui serrent le ventre
·
Éviter les
atmosphères tabagiques
·
Anglais : regurgitation.
·
Terme issu du Latin : re : en arrière et gurges, itis :
gouffre
Remontée involontaire des aliments, de l'estomac ou de
l'œsophage dans la bouche, sans nausées, sans effort de vomissements. Cet acte,
souvent comparé à la rumination, est fréquent chez les jeunes enfants.
Chez le nourrisson, les régurgitations de lait s'accompagnent d'un rot et sont
le plus souvent bénignes.
Les
régurgitations du contenu de l'estomac vers l'œsophage chez le nourrisson sont
relativement fréquentes surtout si l'enfant est vorace. Elles ne doivent pas
inquiéter si l'enfant a bon appétit et grossit normalement.
Elles diminent généralement progressivement et disparaissent lors de la
diversifiaction alimentaire.
Lorsqu'elles
sont trop fréquentes et abondantes, les régurgitation doivent faire évoquer un
reflux gastro-oesophagien pour lequel une consultation médicale est
indispensable (surtout si les régurgitations semblent douloureuses).
Souvent,
un épaississement des biberons permet de diminuer les régurgitations.
·
Terme issu du Latin : pro, avant et clivis, pente.
·
De façon générale ce terme désigne tout ce qui est dirigé ou
projeté en avant.
Un
individu en position proclive est sur le ventre, la tête plus haute que les
pieds.
La
position proclive est obtenue en mettant une personne allongée sur une table
inclinable, les membres inférieurs étant plus bas que la tête. Cette position
permet de déplacer les liquides physiologiques ou d'autres liquides de
l'organisme comme le pus entre autres, dans la cavité abdominale. Au cours de
certains actes chirurgicaux il est nécessaire de positionner le patient en
position proclive pour effectuer convenablement l'intervention.
·
Anglais : vagal.
·
Terme(s) connexe(s) : Syncope vagale
·
De façon générale, ce terme se rapporte au pneumogastrique
ou nerf vague.
Le
nerf pneumogastrique, appelé également Xème, contrôle les mouvements du voile
du palais, du cœur et des vaisseaux, du larynx, des poumons et du tube
digestif.Les fibres nerveuses (filets nerveux) constituant les nerfs rachidiens
proprement dits prennent naissance dans des petits îlots de substance grise
disséminés dans la substance blanche de l'encéphale. Ce nerf permet la transmission
des sensations et des ordres aboutissant aux muscles à l'origine des mouvements
du pharynx, de l'estomac, du larynx, du cœur, du foie et des intestins.
Le
malaise vagal (ou syncope vagale) correspond à une brève perte de connaissance
qui est provoquée par une suractivité (activité trop importante) des nerfs
pneumogastriques.
La syncope vagale correspond à une perte de connaissance qui survient
brutalement, de façon brève et complète. Ce phénomène est le résultat de la
privation soudaine d'oxygène au niveau du cerveau.
Après quelques secondes le malade finit par reprendre connaissance quelquefois
aidé par des personnes qui lui prodiguent une stimulation externe.
Le plus souvent le patient qui a fait une syncope vagale ne se souvient de rien
ou bien seulement de quelques symptômes survenus immédiatement avant la
syncope.
Au cas où la syncope se prolonge le patient est susceptible de faire une crise
de convulsions généralisées.
La syncope doit être différenciée de la lipothymie qui est un malaise bénin
s'accompagnant de vertiges alors que le coeur et les poumons continuent à
fonctionner normalement.
La syncope vagale, appelée également vasovagale, est la cause la plus fréquente
de survenue de syncope.
Normalement le système vagal (système nerveux parasympathique) possède la
capacité de ralentir le rythme cardiaque. De son côté le système nerveux
sympathique accélère le rythme cardiaque. En cas de rupture d'équilibre entre
les deux systèmes, avec hypertonie vagale, une syncope est susceptible de
survenir. Celle-ci se voit plus fréquemment chez un individu jeune présentant
une certaine anxiété ou à la suite d'émotions intenses quelquefois de douleurs
violentes.
Les syncopes vagales sont particulièrement spectaculaires mais ne présentent
pas de danger pour le patient ni ne nécessitent pas de traitement spécifique.
L'amphotonie
est un excès de tonicité portant sur les deux systèmes : le nerf sympathique et
le nerf vague. L'hypoamphotonie, au contraire, correspond à une hypotonie
(diminution du tonus normal) de ces deux systèmes. La sympathicotonie se caractérise
par une tonicité accrue au niveau des organes innervés par le système
sympathique. La vagotonie correspond à un excès de tonicité des organes
innervés par le nerf vague ou pneumogastrique.